Voyager seule en tant que femme : interview de Marie Lambert, 12 ans de solo et 45 pays

Marie Lambert

Voyageuse solo, autrice "Marie Voyage Léger"

Lyon, France

38 ans, 12 années de voyage solo, 45 pays. Ex-juriste devenue digital nomad.

Marie Lambert nous reçoit dans un café du sixième arrondissement de Lyon, entre deux conférences sur le voyage solo féminin. À 38 ans, cette ancienne juriste a tout quitté en 2014 pour parcourir le monde sac au dos, et elle n’a jamais cessé de bouger depuis. Quarante-cinq pays plus tard, son blog “Marie Voyage Léger” est devenu une référence francophone pour les femmes qui envisagent le voyage en solitaire. Son livre paru en 2025, “Partir seule sans avoir peur”, s’est écoulé à plus de quinze mille exemplaires en six mois.

Le sujet n’a jamais été aussi brûlant qu’en 2026. Avec la démocratisation du nomadisme numérique, l’explosion des billets d’avion à prix cassés et la génération des trentenaires qui retardent ou refusent la parentalité, les femmes voyageant seules représentent désormais 28% du tourisme mondial selon les derniers chiffres de l’OMT. Pourtant, les questions de sécurité, de harcèlement et d’isolement freinent encore beaucoup de futures voyageuses. Pour les aider à passer le cap, nous avons réuni les conseils les plus concrets de Marie, sans tabou, avec les vraies stratégies qu’elle applique sur le terrain. Avant de plonger dans ses réponses, n’hésitez pas à consulter notre pilier complet sur les conseils voyageurs pour préparer votre départ dans les meilleures conditions.

Q : Marie, commençons par la question qui revient le plus : en 2026, existe-t-il des pays où vous déconseilleriez formellement à une femme de voyager seule ? Et inversement, lesquels recommandez-vous les yeux fermés ?

Marie Lambert : Je vais être directe parce que mentir sur ce sujet, c'est mettre des gens en danger. En 2026, je déconseille formellement à une femme seule sans expérience préalable de voyager en Afghanistan, au Yémen, en Syrie, dans certaines régions du Pakistan, dans le nord du Mali, en République démocratique du Congo et dans certaines zones rurales d'Égypte ou d'Inde du Nord. Ce n'est pas une question de courage, c'est une question de statistiques et de réalités culturelles. Pour les destinations qui demandent de la prudence sans être interdites, je pense à l'Inde dans son ensemble, à certaines zones d'Amérique centrale et à des grandes villes sud-africaines comme Johannesburg. À l'inverse, les destinations que je recommande sans réserve même à une débutante absolue sont le Japon, le Portugal, l'Islande, la Slovénie, la Nouvelle-Zélande, Taïwan, la Géorgie et le Costa Rica. Dans ces huit pays, j'ai vu des femmes de tous âges, y compris des sexagénaires en premier voyage solo, vivre des expériences extraordinaires sans le moindre incident. Le choix de la destination représente probablement 70% de la sécurité globale d'un voyage féminin en solitaire.

Q : Parlons hébergement. Beaucoup de femmes hésitent entre auberge de jeunesse, hôtel classique et Airbnb. Quelle est votre hiérarchie en 2026 ?

Marie Lambert : Ma hiérarchie a évolué avec l'expérience. Pour une débutante, je recommande clairement l'auberge de jeunesse avec dortoir féminin, parce que c'est le moyen le plus rapide de rencontrer d'autres voyageuses solo et de constituer un réseau de soutien dès le premier jour. Hostelworld et Booking proposent ces dortoirs réservés aux femmes dans la quasi-totalité des grandes villes touristiques. Le critère absolu reste la note : je ne descends jamais sous 8,5/10 et je lis systématiquement les vingt derniers commentaires. L'hôtel classique reste mon choix pour les arrivées tardives, les villes que je ne connais pas et les périodes où j'ai besoin de récupérer mentalement. Je privilégie les chaînes intermédiaires type Ibis ou Holiday Inn, qui offrent une sécurité standardisée. Airbnb, je l'utilise uniquement pour les séjours longs en logement entier, jamais en chambre chez l'habitant si je suis seule, et toujours après vérification approfondie des avis. Une règle absolue : je ne réserve jamais un logement sans avoir vérifié qu'il existe un cadenas ou une serrure intérieure indépendante du système de la maison. Si vous voulez creuser le sujet, l'article sur [les arnaques de réservation voyage en ligne](/blog/arnaques-reservation-voyage-en-ligne/) détaille les pièges à éviter sur ces plateformes.

Q : Le tabou de la soirée seule au restaurant revient sans arrêt. Comment gérez-vous ce moment qui paralyse encore beaucoup de femmes ?

Marie Lambert : Je connais ce blocage par cœur parce que je l'ai vécu pendant mon premier voyage en Thaïlande en 2014. J'ai trois techniques qui marchent à tous les coups. La première : choisir un restaurant avec bar et s'asseoir au comptoir. Le bar normalise la solitude, on n'y est jamais étrange. La conversation avec le barman ou les voisins vient naturellement si on le souhaite, ou pas. La deuxième : arriver avec un livre, un carnet ou un journal de voyage. L'objet occupe les mains, donne une contenance, et envoie un signal clair de personne occupée et autonome. Je déconseille le téléphone qui isole socialement et baisse la vigilance. La troisième technique, la plus puissante : réserver dans des restaurants où la table commune existe, comme dans les ramen-ya japonais, les izakayas, les tapas espagnoles ou les family-style coréens. La structure même du lieu rend la solitude invisible. Au-delà des techniques, il faut comprendre qu'environ 12% des clients d'un restaurant sont seuls selon les études sectorielles. Vous n'êtes jamais aussi remarquée que vous le croyez.

Q : Question matérielle. Quelle est votre liste de sécurité indispensable pour une femme qui part seule pour la première fois ?

Marie Lambert : Ma liste tient sur une page et coûte environ 75 euros. Premier élément : une alarme personnelle portable de 130 décibels, format porte-clés, modèle Vigilant ou équivalent. Le simple bruit suffit à faire fuir 95% des agresseurs opportunistes. Deuxième élément : un cale-porte portatif en caoutchouc avec capteur sonore, qui transforme n'importe quelle porte en barrière supplémentaire pour la nuit. Troisième élément : une carte bancaire de secours, idéalement d'une autre banque que votre carte principale, planquée dans un autre bagage avec 200 euros en liquide en dollars ou euros. Quatrième élément : une eSIM internationale activée avant le départ, type Airalo ou Holafly, pour ne jamais dépendre du Wi-Fi public en cas de problème. Cinquième élément : l'application Life360 ou Google Maps en mode partage de localisation permanent avec au moins deux proches qui suivent vos déplacements en temps réel. Sixième élément : des copies numériques chiffrées de votre passeport, carte d'identité, billets et numéros d'urgence, stockées dans un cloud sécurisé accessible depuis n'importe quel appareil. Septième élément optionnel mais que j'utilise systématiquement depuis cinq ans : un sifflet de sécurité accroché à la fermeture du sac à dos. Total honnête : vous êtes équipée pour 12 ans de voyage avec cette base.

Voyageuse seule marché asiatique

Q : Sujet sensible mais incontournable : le harcèlement de rue à l'étranger. Comment réagir, comment l'anticiper ?

Marie Lambert : J'ai été harcelée dans à peu près tous les pays méditerranéens, dans certaines zones d'Inde, en Égypte et même à Lyon, soyons honnêtes. Le harcèlement de rue n'est pas une fatalité du voyage féminin, mais c'est une réalité statistique à laquelle il faut se préparer mentalement. Ma stratégie repose sur trois piliers. Premier pilier : la prévention par l'apparence. Je m'habille systématiquement en respectant les codes locaux, pas par soumission culturelle, mais par pragmatisme stratégique. Au Maroc, en Égypte ou en Inde, je couvre épaules et genoux, je porte un foulard léger autour du cou prêt à couvrir mes cheveux si nécessaire, j'évite les couleurs trop voyantes. Deuxième pilier : la réaction immédiate. Ne jamais sourire à un harceleur, ne jamais répondre, marcher d'un pas décidé en regardant droit devant. Si la personne s'approche, je m'arrête net, je regarde dans les yeux et je dis fermement "non" dans la langue locale. Troisième pilier : l'extraction. Si le harcèlement persiste, je rentre dans le commerce le plus proche, idéalement tenu par une femme, et je demande de l'aide. Dans 100% des cas où j'ai utilisé cette stratégie, les locaux ont pris ma défense avec une efficacité redoutable. Le harceleur isolé compte sur votre isolement. Rompez-le.

Dans la même veine, les récits de voyageuses hors des sentiers battus publiés sur le réseau apportent des perspectives complémentaires, souvent rédigées par des voyageuses solo aguerries qui croisent les retours de Marie sur leurs propres itinéraires.

Q : Vous avez évoqué un top 5 des pays parfaits pour débuter. Pouvez-vous nous le détailler avec les raisons concrètes derrière chaque choix ?

Marie Lambert : Mon top 5 actualisé pour 2026 est le fruit de douze ans d'observation et de centaines de retours de lectrices. Numéro un : le Japon. Sécurité publique sans équivalent mondial, indice de criminalité parmi les plus bas de la planète, infrastructure de transport d'une précision suisse, respect absolu des étrangères, hébergements de tous budgets, et une beauté qui justifierait le voyage à elle seule. Numéro deux : le Portugal. Lisbonne et Porto offrent l'équilibre parfait entre sécurité européenne, coût raisonnable, accueil chaleureux, anglais courant et infrastructure adaptée aux voyageuses solo. Numéro trois : l'Islande. Le pays le plus sûr du monde selon l'index de paix globale, paysages spectaculaires, population accueillante, transport en commun limité mais voiture de location facile et sûre. Numéro quatre : le Vietnam. Réseau de voyageuses solo extrêmement développé depuis Hanoï jusqu'à Ho Chi Minh, hospitalité authentique, coût très bas, infrastructure backpacker mature. C'est d'ailleurs un pays parfait pour combiner aventure et budget serré, comme l'explique très bien Julia Martin dans cette [interview sur le voyage en Asie pas cher](/blog/voyage-asie-pas-cher-interview-backpackeuse-julia-martin-2026/). Numéro cinq : la Nouvelle-Zélande. Sécurité, anglais natif, paysages à couper le souffle, communauté backpacker mondiale, infrastructure d'auberges exceptionnelle. Ces cinq destinations offrent ce que j'appelle la "courbe d'apprentissage douce" du voyage solo féminin.

Q : Et le revers de la médaille : quels sont les pays que vous déconseillez fortement pour un premier voyage solo, sans tomber dans la peur irrationnelle ?

Marie Lambert : Mon top 5 des destinations à éviter en début de carrière solo n'a rien à voir avec une stigmatisation culturelle. Ce sont des pays magnifiques que je recommande chaudement après deux ou trois ans d'expérience. Numéro un : l'Inde. Pays bouleversant, vibrant, mais qui demande une endurance mentale et une vigilance constante que je ne souhaite à aucune débutante. Le harcèlement y est statistiquement plus présent qu'ailleurs, les arnaques touristiques très répandues, et le choc culturel parfois écrasant. Numéro deux : l'Égypte hors zones touristiques contrôlées. Le harcèlement de rue y atteint des niveaux qui peuvent gâcher complètement l'expérience d'une première voyageuse. Numéro trois : certaines zones d'Amérique centrale, notamment le Honduras et le Guatemala hors corridor touristique principal, en raison de problèmes structurels de sécurité publique. Numéro quatre : l'Afrique du Sud, et particulièrement Johannesburg, où les statistiques de criminalité violente restent préoccupantes même dans les quartiers touristiques. Numéro cinq : la Russie et certains pays voisins depuis 2022, en raison du contexte géopolitique qui rend l'assistance consulaire incertaine. Je précise que ces pays méritent absolument d'être visités, mais après avoir construit son expérience ailleurs. Pour comparer les budgets et stratégies entre destinations, l'article [voyager pas cher 2026 : 30 astuces prouvées](/blog/voyager-pas-cher-30-astuces-prouvees-reservations-budget-2026/) est une excellente porte d'entrée.

Q : On entend souvent parler de mensonges sociaux utiles : l'anneau de mariage, le mari qui rejoint, le groupe d'amis qui attend au prochain hôtel. Vous en pensez quoi ?

Marie Lambert : Je suis 100% pour. Et je vais expliquer pourquoi sans aucune culpabilité féministe mal placée. Dans certaines cultures, et même dans certaines situations en Occident, mentionner un compagnon coupe court à des dynamiques d'insistance qui sont parfois épuisantes voire dangereuses. J'utilise quatre mensonges récurrents. Premier : l'anneau de mariage discret au doigt gauche dans les contextes traditionnels (transports longue distance, marchés, restaurants familiaux). Deuxième : "mon mari me rejoint demain à l'hôtel" face à toute proposition insistante. Troisième : "j'attends mes deux amis qui sont en retard" pour gérer un café ou un bar où je suis abordée. Quatrième : "ma mère m'attend pour le dîner" auprès d'un chauffeur de taxi trop bavard. Ces mensonges ne sont pas des trahisons de votre identité, ce sont des outils de sécurité pragmatiques. La voyageuse écrivaine Élise Daumont, que j'ai longuement interviewée dans mon livre, parle de "vérités contextuelles" et je trouve la formule juste. Vous pouvez aussi puiser une inspiration formidable dans les [récits de voyageuses hors des sentiers battus](https://osons-voir-ailleurs.com/) qui assument pleinement ces stratégies de protection.

Q : Dernière grande question : la solitude. Comment la gérer quand elle arrive, après trois semaines ou un mois sur la route ?

Marie Lambert : La solitude est la grande absente des récits de voyage solo, parce que personne n'a envie d'admettre qu'on peut être épuisée émotionnellement après vingt-cinq jours de découvertes constantes. Elle arrive presque toujours, et ce n'est pas un signe d'échec. Mes parades fonctionnent à différents niveaux. Premier niveau : structurer un point d'ancrage hebdomadaire. Un appel vidéo fixe avec un proche, toujours le même jour, à la même heure. Cela crée une boussole émotionnelle. Deuxième niveau : s'inscrire à une activité collective d'au moins trois jours. Cours de cuisine balinaise, immersion linguistique au Mexique, randonnée organisée en Patagonie, retraite yoga en Thaïlande. La structure collective brise mécaniquement l'isolement. Troisième niveau : changer de rythme. Si vous bougez tous les deux jours, posez-vous une semaine quelque part. La fatigue de mouvement est souvent confondue avec de la solitude. Quatrième niveau : écrire. Un journal manuscrit, des lettres jamais envoyées, des notes sur votre application préférée. L'écriture transforme la solitude en matériau créatif. Cinquième niveau : intégrer le [voyage durable et solo](https://verygreentrip.com/) en participant à des projets de volontariat court, type wwoofing ou helpx. Donner du sens à son voyage est l'antidote le plus puissant à la solitude. Et si vraiment rien ne fonctionne : rentrer plus tôt n'est pas un échec, c'est une décision adulte.

Questions rapides — vrai/faux

Pour conclure cette interview, Marie Lambert a accepté de répondre par vrai ou faux à plusieurs idées reçues qui circulent encore en 2026 dans la communauté des voyageuses solo.

Femme dans café à Lisbonne

Faux : Voyager seule en tant que femme est statistiquement plus dangereux que voyager en couple. Les chiffres de l’OMT montrent que le différentiel de risque est marginal sur les destinations sélectionnées avec soin, et que la vigilance accrue des voyageuses solo compense largement leur visibilité.

Vrai : Les auberges de jeunesse avec dortoirs féminins sont aujourd’hui le meilleur compromis sécurité/budget/socialisation pour une débutante. Le segment a explosé depuis 2020 et la qualité des dortoirs réservés aux femmes s’est nettement améliorée.

Vrai : Porter un faux anneau de mariage dans certaines cultures réduit significativement les sollicitations non désirées. Aucune voyageuse expérimentée ne devrait avoir honte d’utiliser cet outil.

Faux : Il faut absolument parler la langue locale pour voyager seule en sécurité. Connaître dix mots clés (bonjour, merci, non, aide, police, hôtel, taxi, eau, restaurant, urgence) suffit dans 90% des situations courantes.

Vrai : L’eSIM internationale a remplacé la carte SIM physique comme outil de sécurité numéro un en 2026. Activation avant départ, fonctionnement immédiat à l’arrivée, pas de dépendance aux boutiques d’aéroport souvent fermées la nuit. Pour aller plus loin sur la préparation budgétaire, complétez votre check-list avec notre guide voyage en Europe qui détaille les coûts par pays.

Faux : Les femmes de plus de cinquante ans devraient éviter le voyage solo pour des raisons de sécurité. C’est exactement l’inverse : les voyageuses seniors bénéficient souvent d’un respect culturel renforcé et sont moins ciblées par les arnaqueurs.

Vrai : Partager sa localisation en continu avec deux proches minimum est devenu une norme de sécurité incontournable pour toute femme voyageant seule en 2026, quelle que soit la destination choisie.

Conclusion — les 3 choses à retenir

Au terme de cette conversation dense avec Marie Lambert, trois enseignements se dégagent avec force et méritent d’être gravés dans la tête de toute femme qui envisage le voyage en solitaire.

Premier enseignement : le choix de la destination représente 70% de votre sécurité. Avant même de penser au matériel, à l’hébergement ou aux techniques anti-harcèlement, choisissez un pays adapté à votre niveau d’expérience. Le Japon, le Portugal, l’Islande, le Vietnam et la Nouvelle-Zélande forment le quintet idéal pour débuter sans stress excessif. Réservez l’Inde, l’Égypte hors zones contrôlées et certaines régions d’Amérique centrale pour quand vous aurez construit votre expérience.

Deuxième enseignement : la sécurité féminine en voyage est un système complet, pas une accumulation de gadgets. Alarme personnelle, eSIM, partage de localisation, carte bancaire de secours, copies numériques chiffrées et cale-porte portatif forment un écosystème cohérent qui tient sous 80 euros. Ce système ne remplace jamais la vigilance comportementale (s’habiller selon les codes locaux, éviter les déplacements nocturnes en zone inconnue, ne jamais perdre le contrôle de sa boisson en présence d’inconnus) mais il la complète puissamment.

Troisième enseignement : la solitude n’est pas un échec, c’est une étape. Toutes les voyageuses solo expérimentées traversent ce mur autour de la troisième ou cinquième semaine. Les parades existent : structuration d’un point d’ancrage hebdomadaire, activités collectives de trois jours minimum, changement de rythme, écriture, volontariat. Et si rien ne fonctionne, rentrer plus tôt est une décision adulte, jamais un constat d’échec. Le voyage solo féminin n’est pas une preuve de force surhumaine, c’est un apprentissage progressif de soi-même que toute femme peut entreprendre en 2026 avec les bons outils, la bonne destination et la bonne préparation. Pour planifier votre premier voyage solo dans les meilleures conditions, complétez la lecture avec notre pilier sur les conseils voyageurs qui détaille les check-lists pratiques avant le départ.

Questions fréquentes

Est-ce vraiment dangereux pour une femme de voyager seule en 2026 ?

Non, pas plus que de vivre seule dans une grande ville européenne. Le risque réel est statistiquement faible si l'on choisit ses destinations, son hébergement et ses horaires avec discernement. Marie Lambert a parcouru 45 pays sans incident grave en 12 ans, en appliquant des règles simples : éviter les déplacements de nuit en zone inconnue, partager sa localisation, privilégier les hébergements bien notés et éviter l'alcool excessif en présence d'inconnus.

Quels sont les meilleurs pays pour un premier voyage solo féminin ?

Le Japon arrive systématiquement en tête : sécurité publique exceptionnelle, infrastructure transparente, respect des étrangères. Suivent le Portugal (chaleur humaine, coût bas, anglais courant à Lisbonne et Porto), l'Islande (faible criminalité, nature spectaculaire), le Vietnam (réseau de voyageuses solo très actif, hospitalité authentique) et la Nouvelle-Zélande (parfaite pour combiner aventure et rencontres dans les auberges).

Faut-il porter un faux anneau de mariage en voyage ?

C'est une stratégie pragmatique défendue par beaucoup de voyageuses solo expérimentées. Dans certaines cultures, mentionner un mari ou un fiancé qui doit rejoindre le lendemain coupe court à toute insistance sans créer de conflit. Marie Lambert recommande un anneau discret, non précieux, à mettre uniquement dans les contextes où cela facilite les interactions (transports longue distance, marchés, restaurants traditionnels).

Comment gérer la solitude après plusieurs semaines de voyage seule ?

La solitude arrive généralement entre la troisième et la cinquième semaine. Les techniques qui fonctionnent : participer à un cours collectif (cuisine, langue, yoga), réserver une auberge avec espace commun pendant trois nuits minimum, planifier un appel vidéo hebdomadaire avec un proche, tenir un journal de bord, et accepter les invitations locales raisonnables. Ne jamais forcer la rencontre, mais ne jamais s'isoler complètement non plus.

Quel matériel de sécurité minimal pour une femme qui voyage seule ?

Une alarme personnelle portable (130 décibels), une carte bancaire de secours dans un autre bagage, une eSIM internationale active avant le départ, une application de localisation partagée avec deux proches, une lampe frontale, un cale-porte portatif pour les hébergements à serrure douteuse et des copies numériques chiffrées de tous les documents d'identité. L'investissement total tient sous 80 euros.